Une réalisation sonore effectuée lors du stage « Enregistrer le paysage», avec Marc Namblard du 16 au 20 juin 2020 à Arles.
Il est 21h au Vaccarès. Nous nous enfonçons chacun.e de notre côté dans le crépuscule, oreilles ouvertes et micros tendus vers les oiseaux, les taureaux, les rainettes. Je me retrouve seule dans la nuit camarguaise, dans le petit cocon de mon casque audio. Seule, avec des milliards de moustiques autour de moi.
Marine Beccarelli, Viviane Chaudon et Clara Lacombe
Série de fiction radiophonique à base d'archives / 6 x 15'
Projet Lauréat INA LAB 2020 / En production / Sortie prévue automne 2020 sur Radio France
Une invitation à voyager à travers la nuit grâce aux archives radiophoniques. Un chauffeur de taxi, Jean, est le héros de cette exploration. Des premières heures festives jusqu’au petit matin, il se plonge dans le cocon intimiste et mystérieux des « sans-sommeil ». Dans son taxi, les confessions des clients et des voix de la radio se succèdent pour le conduire sur des routes inattendues...
ME VOIS-TU, MAINTENANT ?
Documentaire de Clara Lacombe et Clizia Centorrino, écrit avec la complicité des personnes hébergées au CHRS saint Didier / Appr. 58' / 2025
Cinex - L'Atelier du Cinéma Excentrique
Avec le soutien du département de la Drôme / Programme Culture et santé de la Région Auvergne-Rhône-Alpes / Aide au public allophone de la Région Auvergne-Rhône-Alpes / Ville de Valence / Plan pauvreté
Avec le soutien du Musée de Valence et Lux scène nationale.
À 52 mètres du Musée de Valence se trouve le CHRSU saint Didier, un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale d’Urgence, destiné aux personnes traversant des périodes de vulnérabilité en vue de les aider à accéder ou à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale.
Ces deux bâtiments ne forment qu’un seul ensemble et conservent une mémoire commune. Aujourd’hui, pourtant, tout semble les séparer. Tandis que le Musée de Valence ouvre largement ses portes pour raconter de multiples histoires à travers ses œuvres, les histoires du saint Didier demeurent en marge, hors-champ. Anila, une travailleuse du CHRS, l’explique :« Ici, à saint Didier, chacun·e porte une histoire. Mais il y a, semble-t-il, des histoires que l’on expose, et d’autres que l’on préfère taire ».
D'emblée, cette proximité nous a poussées à faire communiquer les histoires du saint Didier et du Musée de Valence. Chaque hébergé·e a été invité à choisir une œuvre qui les interpellait afin de déclencher la parole et on a ainsi bâti un chantier de création artistique collectif. Le musée a constitué un véritable espace de liberté pour la conception des mises en scène conçues avec les personnes hébergées du CHRS saint Didier.
Ce film cherche ainsi à déhiérarchiser la valeur des histoires. Un centre social est tout aussi légitime qu’un musée à vouloir laisser des traces du temps qui passe et à témoigner de notre époque.


